Difficulté à mastiquer

La mastication est essentielle à la digestion en ce qu’elle prépare et facilite le passage des aliments ingérés dans le tube digestif. Ainsi, pour bien digérer, il faut tout d’abord bien mastiquer.

La mastication s’effectue dans la bouche et implique les mouvements des mâchoires, de la langue et des joues. Lors de la mastication, les aliments sont transformés en un « bol alimentaire » pouvant être avalé facilement, sans risque d’étouffement.

Symptômes et douleurs liés

Les symptômes de la difficulté à mastiquer, s’ils sont multiples, demeurent le plus souvent liés à un trouble de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM), lequel se manifeste de différentes façons:

  • Douleur ressentie au niveau de l’articulation de la mâchoire ou aux muscles de cette région; cette douleur peut être plus importante lors du réveil ou encore lors d’un bâillement;
  • Difficulté à mastiquer, à ouvrir ou à fermer la mâchoire complètement. La mâchoire peut aussi se bloquer lors d’un bâillement ou simplement ne plus ouvrir;
  • Certains maux de tête ou douleurs dans la région du cou;
  • Craquement ou bruit sec lors de la mastication. Certains bruits peuvent se faire entendre à chaque mouvement de mâchoire.

Par ailleurs, lors de la mastication, des douleurs peuvent se faire sentir sur les dents ou sur les gencives, rendant la mastication laborieuse.

Description anatomique

La mastication joue son rôle en trois temps dans le processus alimentaire :

  • Elle active la production de salive et transforme l’aliment en un bol alimentaire pouvant être dégluti sans risque d’obstruer la trachée;
  • Elle met en oeuvre le processus qui va permettre au corps d’assimiler les nutriments par la fragmentation et l’insalivation des aliments;
  • Elle prépare le processus digestif en informant le cerveau de la nature de l’aliment ingéré par des stimulations sensorielles tactiles, olfactives et gustatives.

Les mouvements des maxillaires sont essentiellement le résultat de l’action de deux muscles puissants dont la contraction, en prenant appui sur les os du crâne, mobilise de haut en bas la mâchoire inférieure et les muscles temporaux.

Les muscles des joues facilitent les mouvements en ramenant constamment la nourriture entre les deux rangées de dents, ce qui permet de continuer le broyage des aliments.

La salive, lors de la mastication, imprègne l’aliment d’abord réduit en petits morceaux. Cette salive, produite en grande quantité, ramollit la masse alimentaire et exerce en même temps ses propriétés chimiques grâce à des enzymes.

Les dents ont une action essentielle dans la mastication. Les humains adultes ont trente-deux dents : seize en haut et seize en bas. Celles-ci sont de trois sortes : les incisives, les canines et les molaires. Chaque sorte a son rôle précis.

Deux muscles ont aussi une action très importante dans la mastication : le muscle temporal et le masséter. Tous deux font fonctionner l’articulation de la mâchoire.

La langue malaxe les aliments et les replace indéfiniment entre les dents, à l’instar des joues.

Causes

  • Les dents sont les agents premiers de la mastication. Elles déchiquettent les aliments puis les broient. Leur état est donc d’une importance capitale. C’est pourquoi tout ce qui trouble leur structure, leur position, leur qualité intervient négativement dans la mastication. De façon générale, on constate que les personnes âgées, ainsi que celles dont les soins dentaires sont insuffisants, sont plus susceptibles d’être affectées par les troubles de la mastication;
  • Une affection de la cavité buccodentaire peut être responsable de difficultés de mastication. Les problématiques sont diverses :
  • Les muscles masticateurs (de la joue ou de la langue), dont la fonction est perturbée par l’un des facteurs énoncés, peuvent modifier le bon fonctionnement de la mastication dans son ensemble (langue, mâchoires, palais, dents, etc.);
  • La difficulté à mastiquer peut aussi être due à des troubles neuromoteurs de diverses origines. Quels qu’ils soient, ceux-ci peuvent entraver la bonne coordination des mâchoires;
  • Un trouble de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM). Les responsables de ces dysfonctionnements peuvent être une habitude de serrement ou de grincement des dents ou encore du stress (lorsque le serrement excessif de la mâchoire endolorit les muscles);
  • La sclérose en plaques (SEP), maladie dégénérative endommageant les nerfs, peut aussi atteindre les zones du cerveau coordonnant la mastication, la déglutition, etc.;
  • Enfin, certaines maladies, n’ayant pas de lien direct avec les mâchoires, peuvent néanmoins intervenir dans les problèmes de mastication ; il s’agit le plus souvent d’arthrite rhumatoïde généralisée. Dans ce cas, la mâchoire (de même que les muscles reliés) est concernée au même titre que les autres articulations.

Solutions

Si vous avez de la difficulté à mastiquer, il est conseillé de prendre rendez-vous avec votre dentiste, lequel pourra évaluer votre état, procéder à un examen minutieux (accompagné ou non d’une radiographie).

S’il estime que les causes sont de son ressort, celui-ci peut vous recommander un plan de traitement dentaire. Votre dentiste peut également vous recommander à un spécialiste en chirurgie maxillo-faciale (chirurgien buccal), à un pathologiste buccal (ORL), à un orthodontiste, à un parodontiste ou à un autre spécialiste ayant suivi une formation spéciale sur le traitement des troubles de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM).

Le traitement peut aussi comprendre :

Il est également recommandé de moduler son alimentation en fonction des problèmes de mastication rencontrés. En attendant un traitement adéquat des troubles de mastication, il est judicieux de modifier son alimentation et de préférer des aliments plus mous, faciles à mastiquer.

Dans les cas d’hypotonie (trouble souvent rencontré chez les personnes atteintes de trisomie 21), l’activité de mastication peut être affectée. Là aussi, il suffit d’adapter l’alimentation en préférant des aliments assez mous.

En revanche, d’autres troubles neurologiques impliquent une impossibilité quasi totale de mastiquer. Le seul traitement adéquat consiste en une alimentation molle, ne requérant que peu d’effort, car le réflexe de déglutition peut aussi être altéré.

Étapes d’évolution du problème

  • Une incapacité à mastiquer, qu’elle soit totale ou partielle, entraîne certaines restrictions alimentaires, ce qui peut conduire à des carences nutritionnelles;
  • Des bouchées avalées trop vite peuvent entraîner un retard du déclenchement du signal de satiété, susceptible d’engendrer une prise de poids.

Conseils de prévention

  • Les dents sont les agents premiers de la mastication. Elles déchiquettent les aliments puis les broient. Leur état est donc d’une importance capitale. C’est pourquoi tout ce qui trouble leur structure, leur position, leur qualité intervient négativement dans la mastication. De façon générale, on constate que les personnes âgées, ainsi que celles dont les soins dentaires sont insuffisants, sont plus susceptibles d’être affectées par les troubles de la mastication;
  • Une affection de la cavité buccodentaire peut être responsable de difficultés de mastication. Les problématiques sont diverses :
  • Les muscles masticateurs (de la joue ou de la langue), dont la fonction est perturbée par l’un des facteurs énoncés, peuvent modifier le bon fonctionnement de la mastication dans son ensemble (langue, mâchoires, palais, dents, etc.);
  • La difficulté à mastiquer peut aussi être due à des troubles neuromoteurs de diverses origines. Quels qu’ils soient, ceux-ci peuvent entraver la bonne coordination des mâchoires;
  • Un trouble de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM). Les responsables de ces dysfonctionnements peuvent être une habitude de serrement ou de grincement des dents ou encore du stress (lorsque le serrement excessif de la mâchoire endolorit les muscles);
  • La sclérose en plaques (SEP), maladie dégénérative endommageant les nerfs, peut aussi atteindre les zones du cerveau coordonnant la mastication, la déglutition, etc.;
  • Enfin, certaines maladies, n’ayant pas de lien direct avec les mâchoires, peuvent néanmoins intervenir dans les problèmes de mastication ; il s’agit le plus souvent d’arthrite rhumatoïde généralisée. Dans ce cas, la mâchoire (de même que les muscles reliés) est concernée au même titre que les autres articulations.